{"id":7,"date":"2021-10-06T15:00:48","date_gmt":"2021-10-06T13:00:48","guid":{"rendered":"http:\/\/www.koomi.fr\/?page_id=7"},"modified":"2021-12-27T16:50:08","modified_gmt":"2021-12-27T15:50:08","slug":"a-propos-de","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.koomi.fr\/index.php\/a-propos-de\/","title":{"rendered":"L&rsquo;ARTISTE"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"830\" height=\"1024\" src=\"http:\/\/www.koomi.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/KOOMI-830x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-553\" srcset=\"https:\/\/www.koomi.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/KOOMI-830x1024.jpg 830w, https:\/\/www.koomi.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/KOOMI-243x300.jpg 243w, https:\/\/www.koomi.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/KOOMI-768x947.jpg 768w, https:\/\/www.koomi.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/KOOMI-508x626.jpg 508w, https:\/\/www.koomi.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/KOOMI.jpg 1103w\" sizes=\"(max-width: 830px) 100vw, 830px\" \/><figcaption><em>KOOMI, l&rsquo;inspiration\u2026<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-white-color has-text-color\">\u00ab <em>Ce f\u00fbt d\u2019abord un Big Bang \u00e9motionnel. Et comme le Big Bang, je ne sais pas pr\u00e9cis\u00e9ment l\u2019instant o\u00f9 tout cela s\u2019est d\u00e9clench\u00e9<\/em> \u00bb. C\u2019est ainsi que le sculpteur KOOMI, alias Thierry Rollin, exprime l\u2019aube de sa naissance artistique.<br><br>Pourtant, s\u2019il ne parvient pas \u00e0 en expliquer le processus, il ne se souvient que trop de l\u2019\u00e9v\u00e9nement commun, universel, qui l\u2019a soulev\u00e9 comme une feuille perdue. \u00ab <em>C\u2019\u00e9tait le 02 septembre 2015. Comme toute la plan\u00e8te, je me suis<br>r\u00e9veill\u00e9, confront\u00e9 \u00e0 cette image choquante, tragique, innommable. Celle de ce gar\u00e7onnet de 3 ans, Aylan Kurdi, flottant comme un d\u00e9chet, au gr\u00e9 des vagues sur une plage des rivages de Turquie<\/em> \u00bb.<br><br>La vision de ce enfant syrien, fuyant avec sa famille la guerre que le r\u00e9gime de Bachar El\u2019Assad impose \u00e0 son peuple, rend l\u2019homme de bient\u00f4t 50 ans honteux de son impuissance.<br><br>C\u2019est alors que KOOMI, le sculpteur, s\u2019insinue en lui et d\u00e9ploie sa rage de vivre, de s\u2019exprimer et de tailler la mati\u00e8re. Sa premi\u00e8re \u0153uvre jaillit alors de ce chaos \u00e9motionnel : <strong>Laisse de Mer \u2013 Amor Fati<\/strong>.<br><br>Elle appara\u00eet comme un d\u00e9luge auquel Thierry Rollin, ancien \u00e9l\u00e8ve de l\u2019\u00c9cole Nationale des Arts D\u00e9coratifs de Limoges n\u2019\u00e9tait pas pr\u00e9par\u00e9.<br><br>En effet, apr\u00e8s le limousin et son terroir humide, le natif de Bar-le-Duc, prend la direction de la capitale et poursuit son cursus \u00e0 l\u2019\u00c9cole Louis Lumi\u00e8re.<br><br>Photographe passionn\u00e9, c\u2019est d\u2019abord la lumi\u00e8re qui l\u2019accapare. \u00ab <em>C\u2019est une mati\u00e8re presque immat\u00e9rielle<\/em> \u00bb, explique-t-il malicieusement. \u00ab <em>Dans mon m\u00e9tier de directeur de la photographie, ce sont des milliards de photons que j\u2019ai essay\u00e9 d\u2019apprivoiser. Auxquels j\u2019ai tent\u00e9, d\u00e9j\u00e0, de donner une forme dans l\u2019espace. Parce que dans le travail de la lumi\u00e8re, le volume est central<\/em> \u00bb.<br><br>Alors quand KOOMI, son alter \u00e9go int\u00e9rieur, surgit au d\u00e9tour d\u2019un drame humain dont il ne parvient toujours pas \u00e0 se d\u00e9tacher, Thierry Rollin c\u00e8de la place au sculpteur.<br><br>Dans l\u2019atelier qu\u2019il a am\u00e9nag\u00e9 en sous-sol sur les bords de la Marne, \u00e0 Joinville-le-Pont o\u00f9 il a ancr\u00e9 ses amarres, KOOMI n\u2019a de cesse de cr\u00e9er, d\u2019inventer, de donner forme et vie \u00e0 cet \u00e9lan cr\u00e9atif. \u00ab <em>Mon \u00e9motion est essentiellement port\u00e9e par les \u00e9motions plus que par des id\u00e9es formelles. C\u2019est un peu comme si j\u2019\u00e9tais aveugle. Tout passe et se fait par la sensation<\/em> \u00bb, confie le quinquag\u00e9naire aux yeux de ciel.<br><br>Ses \u0153uvres impressionnent par leur masse pos\u00e9e sur un ancrage au sol puissant. \u00ab <em>Les pi\u00e8ces doivent \u00eatre aussi grandes que moi. J\u2019ai besoin de ce rapport d\u2019\u00e9gal \u00e0 \u00e9gal. D\u2019absence de domination. La repr\u00e9sentation d\u2019une jambe doit avoir la taille d\u2019une jambe. Voire un peu plus<\/em> \u00bb, mart\u00e8le-t\u2019il dans un souffle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-white-color has-text-color\">Pourtant, lorsque l\u2019on regarde l\u2019une des pi\u00e8ces que KOOMI produit, l\u2019on est aussi assailli par le sentiment d\u2019une pr\u00e9sence forte. Qui regarde qui ? Des \u00eatres semblent prendre vie dans la mati\u00e8re. Nous invitant \u00e0 l\u2019empathie. Et l\u2019envie de s\u2019approcher, de se rapprocher est irr\u00e9sistible, instantan\u00e9e.<br><br>Cela dit, il ne s\u2019agit en aucun cas de se limiter \u00e0 ce que dit la surface des \u0153uvres, comme le r\u00e9p\u00e8te le sculpteur : \u00ab <em>La forme vient du dedans. Je crois faire en sorte de souffler de l\u2019int\u00e9rieur pour atteindre un volume id\u00e9al.<\/em> \u00bb Et pour \u00e7a, il accepte les d\u00e9fis qu\u2019imposent les accidents des mati\u00e8res dures : \u00ab <em>Je prends ce qui m\u2019est offert<\/em> \u00bb, admet-il. Ainsi, les \u00e9carts des fibres de bois deviennent-ils le syst\u00e8me vasculaire du personnage. Le nombril d\u2019une femme enceinte na\u00eet du c\u0153ur de croissance d\u2019une pi\u00e8ce de bois quand la granulosit\u00e9 de la pierre donne \u00e0 la peau un semblant d\u2019\u00e2ge avanc\u00e9.<br><br>\u00ab <em>Beaucoup de mon expression artistique tient au dialogue que j\u2019entretiens avec les sculptures. Tout commence avec la mati\u00e8re, puis avec le volume qu\u2019elle engendre et enfin avec le personnage qu\u2019elle d\u00e9voile.<\/em> \u00bb, pr\u00e9cise-t\u2019il. \u00ab <em>Ce sont des sculptures du toucher, du contact<\/em> \u00bb, confie encore KOOMI. \u00ab <em>Toutes les surfaces sont lisses, douces. Et l\u2019envie de les caresser est alors in\u00e9vitable.<\/em> \u00bb Et, en effet, l\u2019association du bois et du b\u00e9ton, si elle offre une densit\u00e9 imposante, se livre avec douceur.<br><br>Ainsi, n\u00e9e de la vision tragique d\u2019un enfant mort sur une plage de M\u00e9diterran\u00e9e, la vocation de Thierry Rollin a pris de l\u2019ampleur.<br><br>Aujourd\u2019hui, il se propose d\u2019aller confronter son art lors de sa premi\u00e8re exposition, \u00e0 Deauville, o\u00f9 l\u2019on pourra d\u00e9couvrir son travail.<br><br>Et laisser s\u2019\u00e9tablir, \u00e0 travers les rencontres, des dialogues o\u00f9 l\u2019\u00eatre sera central.<br><br>Une mani\u00e8re pour l\u2019artiste de rappeler, par ses \u0153uvres, et contre tout oubli, ce que chantait Barbara :<br>\u00ab Car un enfant qui pleure, qu\u2019il soit de n\u2019importe o\u00f9<br>Est un enfant qui pleure.<br>Car un enfant qui meurt, au bout de vos fusils<br>Est un enfant qui meurt \u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab Ce f\u00fbt d\u2019abord un Big Bang \u00e9motionnel. 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